Accepter ?

Doit on accepter le vote par internet à la primaire de l’écologie ?

Ver­sion du texte sous forme de tract

A par­tir du 15 juin, il est prévu que vous soyez invités à vot­er par inter­net pour la pri­maire de l’écologie (le vote par cor­re­spon­dance reste pos­si­ble) pour­tant…

La com­mu­nauté sci­en­tifique est con­tre (ref. n°1) et a claire­ment appelé « pou­voirs publics, par­tis poli­tiques et société civile » à ce qu’ils ne recourent « en aucune manière » à ce type de vote au nom du principe de pré­cau­tion. Ce vote n’offre aujourd’hui aucune garantie démoc­ra­tique et de trans­parence.

Le logi­ciel libre, tel qu’il pour­rait être pressen­ti, n’est pas la solu­tion (ref. n°2) car l’électeur n’a aucun moyen pour véri­fi­er sur son ordi­na­teur (et encore moins sur un serveur) que c’est bien la ver­sion non mod­i­fiée du logi­ciel qui est util­isée. C’est pour cela que la com­mu­nauté du libre comme l’APRIL ou Richard Stal­mann ont claire­ment expliqués qu’utiliser des logi­ciels libres ne rendait pas ce type de vote accept­able.

Le vote par cor­re­spon­dance option­nel ne rend pas accept­able l’utilisation du vote élec­tron­ique. A l’heure où le rassem­ble­ment doit être le maître mot, com­bi­en d’électeurs dénieront toute légitim­ité à un résul­tat obtenu en mélangeant des voix d’un scrutin intrin­sèque­ment opaque et invéri­fi­able ? Pour­tant le scrutin n’est pas acces­soire et peut désign­er le futur prési­dent de la république. La légitim­ité est indis­pens­able.

Le vote par inter­net est la pire forme de vote élec­tron­ique. Toutes les failles sont éten­dues sur l’ensemble du réseau et des ordi­na­teurs per­son­nels. La véri­fi­ca­tion par l’électeur est encore plus impos­si­ble.

Quel exem­ple les écol­o­gistes vont-il don­ner ? Alors que le vote par inter­net se généralise poussé par de nom­breux indus­triels (vote des députés des français à l’étranger, votes pro­fes­sion­nels…), notre mou­ve­ment ne doit pas être per­méables à ces lob­bys et pou­voir lut­ter pour l’abolition de ces scruti­ns opaques et invéri­fi­ables.

Signez la péti­tion pour l’abandon du vote élec­tron­ique à EELV.

Références:

     
  1. La com­mu­nauté sci­en­tifique nationale s’est pronon­cé sans ambiguïté à tra­vers l’ASTI con­tre le vote élec­tron­ique et a demandé que “les pou­voirs publics, par­tis poli­tiques et société civile ne recourent en aucune manière au vote élec­tron­ique anonyme” car les sci­en­tifiques expliquent juste­ment qu’un vote dématéri­al­isé ne peut être à la fois anonyme et véri­fi­able. Lire le com­mu­niqué de presse de l’ASTI sur ce sujet : — Une fédéra­tion de sci­en­tifiques français con­damne l’immaturité du vote élec­tron­ique http://www.ordinateurs-de-vote.org/Communique-du-20-decembre-2007-Une,10360.html
  2. Le vote élec­tron­ique est glob­ale­ment con­damné par la com­mu­nauté du libre :
    • Les grandes asso­ci­a­tions faisant la pro­mo­tion du logi­ciel libre tels que l’APRIL esti­ment que“l’utilisation de logi­ciels libres n’est pas suff­isante pour ren­dre le vote élec­tron­ique accept­able” (Posi­tions de l’April sur le vote élec­tron­ique http://www.april.org/association/positions/vote-electronique.html).
    • Richard Stal­mann, l’un des fon­da­teur, sinon le fon­da­teur du mou­ve­ment libre, a une posi­tion lui aus­si sans ambiguïté (“I think that com­put­er­ized vot­ing is dan­ger­ous, and that the dan­ger can­not be pre­vent­ed by using only free soft­ware”).
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18 réponses à Accepter ?

  1. KARKIDES JEAN LOUIS dit :

    Ce sys­tème a été retirée pour les élec­tions dans notre ville (Aulnay sous Bois)
    Je regrette que EELV dont je fais par­tie accepte ce vote opaque.
    Il y a d’autres moyens qui per­me­t­tent à tous d’être plus proche les uns des autres et qui per­me­t­tent à tous de véri­fi­er que le principe de démoc­ra­tie est véri­fi­able chez nous.

  2. Aconin dit :

    Pourquoi, ne pas com­mencer par exiger le respect des textes sur lesquels s’appuie l’agrément offi­ciel du vote élec­tron­ique ?
    http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_votre_service/elections/comment_voter/machines-voter/downloadFile/attachedFile_1/mav2.pdf?nocache=1158323485.73
    “Principes con­cer­nant prin­ci­pale­ment les électeurs (page 3/43)”
    Si on les appli­quait les machines ne pour­raient pas être util­isées…

  3. Abautret Armel dit :

    De mon point de vue, pou­voir vot­er par inter­net aux “pri­maires” d’EELV est une mau­vaise chose pour au moins 2 raisons:
    1) désign­er un can­di­dat à une élec­tion prési­den­tielle est une affaire sérieuse, qui demande un min­i­mum d’investissement et pas un “sim­ple click”
    2) certes, le sys­tème “urnes” et/ou par cor­re­spon­dance peut être un peu “truqué” par des per­son­nes mal­hon­nêtes, mais ce n’est pas com­pa­ra­ble avec le risque impor­tant de tricherie lorsqu’on passe par des ordi­na­teurs: en infor­ma­tique, tout peut s’infiltrer, tout peut se pirater… c’est des math: on réflé­chit à la meilleure pro­tec­tion du monde, et le jeu du génie infor­mati­cien est de cass­er le code !

  4. David dit :

    * Une remar­que sur le para­graphe :
    “””
    Le logi­ciel libre, tel qu’il est pressen­ti, n’est pas la solu­tion
    (ref. n°2) car l’électeur n’a aucun moyen pour véri­fier sur son
    ordi­na­teur (et encore moins sur un serveur) que c’est bien la
    ver­sion non mod­i­fiée du logi­ciel qui est util­isée. C’est pour
    cela que la com­mu­nauté du libre comme l’APRIL ou Richard Stal­mann
    ont claire­ment expliqués qu’utiliser des logi­ciels libres ne rendait
    pas ce type de vote acceptable2.
    “””

    L’APRIL a procédé à une vote élec­tron­ique lors de sa dernière
    Assem­blée Générale (et la précé­dente aus­si si je me sou­viens bien).
    C’est apparem­ment en con­tra­dic­tion avec les principes qu’apparemment
    elle énonce (j’ai pas été véri­fi­er).

    Remar­que per­so : je suis mem­bre de l’APRIL et j’ai voté par Inter­net à
    cette AG. Ça m’a bien arrangé, je n’aurais pas fait quelques cen­taines
    de kilo­mètres pour vot­er à une sim­ple AG d’asso.

    * Une autre remar­que sur le para­graphe :
    “””
    Le vote par inter­net est la pire forme de vote élec­tron­ique. Toutes
    les failles sont éten­dues sur l’ensemble du réseau et des
    ordi­na­teurs per­son­nels. La véri­fi­ca­tion par l’électeur est
    encore plus impos­si­ble.
    “””

    Il y a des moyens tech­nique pour véri­fi­er son vote. Par exem­ple, dans
    le pro­jet Debian, lorsqu’un vote n’est pas con­fi­den­tiel, chaque votant
    peut véri­fi­er son vote sur la feuille d’émargement (voir par exem­ple
    http://www.debian.org/vote/2010/vote_002_tally.txt). Quand le vote est
    con­fi­den­tiel, chaque votant reçoit un acquit­te­ment qu’il peut véri­fi­er
    sur la feuille d’émargement (par exem­ple
    http://www.debian.org/vote/2011/vote_001_tally.txt).

  5. herve dit :

    Mer­ci David pour ce com­men­taire très con­struc­tif.
    1) Oui, il faut recon­naître que les pra­tiques de l’APRIL sont par­fois con­tra­dic­toires avec leur prise de posi­tion. L’APRIL, mal­gré ses grandes ambi­tions, n’a tout de même pas la pré­ten­tion de met­tre en marche la six­ième république avec une démoc­ra­tie renou­velée ce qui est le cas d’EELV qui devra faire face à l’installation du vote par inter­net aux élec­tions poli­tiques.
    2) “je n’aurais pas fait quelques cen­taines de kilo­mètres pour vot­er à une sim­ple AG d’asso” : Il y avait le moyen d’organiser un vote par cor­re­spon­dance comme cela se pra­tique dans des mil­liers d’associations depuis très longtemps. Ce n’est pas parce-qu’une tech­nique est nou­velle (comme le vote par inter­net, le clon­age, ou l’EPR), qu’il faut oblig­a­toire­ment l’utiliser. Une réflex­ion éthique doit pré­val­oir pour toute tech­nique nou­velle util­isée.
    3) Pour le pro­jet Debian, tu démon­tres que pour véri­fi­er son vote, seul un vote pub­lic est pos­si­ble (et encore cela doit rester très lim­ité en nom­bre d’électeurs). Dans le cas du vote anonyme, “l’acquittement” ne per­met pas de véri­fi­er, sans oblig­er à faire con­fi­ance dans les organ­isa­teurs (en réal­ité cela ne véri­fie rien car tu ne peux pas véri­fi­er la con­sol­i­da­tion des totaux). Et si tu voulais vot­er pour ren­vers­er les organ­isa­teurs trou­verais-tu nor­mal d’être obligé d’avoir con­fi­ance dans ce sys­tème ?

  6. Aconin dit :

    Faut-il rap­pel­er mon rap­pel ci dessus du 29 mai 2011 à 7 h 56 min?
    Quelqu’un peut il me dire à qui s’adresser pour que les textes légaux soient respec­tés, quand les maires, le min­istre de l’intérieur, le prési­dent de la république, ne répon­dent pas, ou à coté de la ques­tion?
    La machine à vot­er NEDAP, en liai­son avec l’extérieur pen­dant le vote, n’est pas con­forme au texte qui accom­pa­gne son agré­ment dont l’URL est pub­lié ci dessus, et pas moyen d’avoir même une réponse d’avocats con­cernés en tant que can­di­dats!

  7. Jacques Jourdanet dit :

    Il est stupé­fi­ant de voir un par­ti poli­tique qui sait sou­vent porter l’éthique à sa juste place se com­porter ici comme les par­tis voy­ous et l’État voy­ou.
    Mer­ci pour votre ini­tia­tive qui per­met de faire enten­dre la voix de celles et ceux qui tien­nent à la trans­parence démoc­ra­tique, à la pos­si­bil­ité de véri­fi­ca­tion pour ce scrutin comme pour tous ceux à venir.
    Indig­na­tion et résis­tance.

  8. Pelinquin dit :

    Les deux références don­nées au début datent de 2007 et les choses évolu­ent. Autant il ne faut pas faire con­fi­ance aux machines à vot­er, autant on peut analyser sere­ine­ment des procé­dures sérieuses de vote par Inter­net. On peut con­cevoir un sys­tème d’authentification fort (mot de passe généré locale­ment + e-mail + cour­ri­er + sig­na­ture mairie), puis un appli­catif signé que l’on clon­erait d’une Forge Open­Source pour le recom­pil­er en local sous Lin­ux. Les don­nées du vote serait immé­di­ate­ment dupliquées sur un réseau P2P. Un algo­rithme con­nu de cryp­to assure qu’une per­son­ne ne puisse pas vot­er plusieurs fois, puisse véri­fi­er son vote dans la base de résul­tat (con­nue de tous) et bien enten­du ne puisse pas con­naitre le vote des autres, seule­ment compt­abilis­er les totaux (Un peu plus sécurisé que la procé­dure Debian basée sur un hash md5)…bref, il y aurait des moyens tech­nique de faire cela en toute trans­parence (Avec un prix pour motiv­er les matheux qui arriveraientt à crack­er les algos).
    Je vais vot­er aux pri­maires EECL, mais je ne pense pas que l’entreprise chargée du vote élec­tron­ique soit à la hau­teur de l’enjeu; Rien que pour la procé­dure d’authentification, je n’ai généré aucune clé, donc il n’y a pas de lien cer­tain entre la per­son­ne qui s’inscrit et celle rece­vant le “matériel de vote”.
    Le vote tra­di­tion­nel est plein de faib­less­es et quitte à faire con­fi­ance à quelques citoyens, je préfère le prof de math indépen­dant que la secré­taire chargée de faire remon­ter les résul­tats des bureaux de vote ou la per­son­ne trai­tant les votes par cor­re­spon­dance ou encore la procu­ra­tion.
    C’est pourquoi je ne sign­erai pas la péti­tion, surtout dans sa tour­nure défini­tive, sans laiss­er la place à une réal­i­sa­tion pos­si­ble d’un sys­tème fiable…à terme.
    mais pour finir, je suis d’accord, ce n’était pas le cas en 2007 et vraisem­blable­ment pas non plus en 2011.
    PS: Je m’intéresse à un pb con­nexe; les algos qui assurent l’Anonymat, pas pour le vote, mais pour la géolo­cal­i­sa­tion indi­vidu­elle (pour réalis­er un vrai cov­oiturage dynamique, sécurisé et écologique!), un sujet que devrait regarder EELV.

    • Steph dit :

      Ah, les jeux de l’Intelligence… Tout ce sys­tème de sources à com­pil­er et de hash machin est fort gen­til, et com­plète­ment inap­plic­a­ble hormis par des “profs de math indépen­dants” (c’est votre méti­er ?). Per­so je n’ai con­fi­ance en aucune sorte de prof, pas plus d’ailleurs qu’en votre hypothé­tique secré­taire-qui-fait-remon­ter, il fal­lait l’inventer celle-là.
      Le sys­tème papi­er a sûre­ment des faib­less­es, sa grande force réside en ce que juste­ment il est véri­fi­able de bout en bout, même par des non-bar­bus lin­ux­iens à poil dru. La fameuse secré­taire, si elle fait remon­ter n’importe quoi, ça va *se*voir* quand les résul­tats seront pub­liés puis com­parés avec ce que les assesseurs et électeurs présents dans les bureaux de vote auront comp­té et noté dans leur affreux petit calepin old school en papi­er — ils le font parce qu’eux aus­si n’ont pas con­fi­ance en grand monde. Savez-vous qu’il y a encore des tas de gens qui font ce genre de véri­fi­ca­tions, et gra­tu­ite­ment, pour la grandeur de la république qui plus est ?
      Si par con­tre demain de moins en moins d’électeurs se sen­tent le devoir de par­ticiper aux dépouille­ments-etc., ce sera l’indice clair et pré­cis que la démoc­ra­tie arrive à son terme — par manque de citoyens act­ifs juste­ment. Tous ces appareil­lages, ordi­na­teurs et autres votes par inter­net n’y chang­eront rien, don­nant tout au plus aux feignass­es d’électeurs-consommateurs un sen­ti­ment injus­ti­fi­able de prise en compte de leurs vel­léités, tout comme la vidéo­sur­veil­lance pro­cure un faux sen­ti­ment de sécu­rité aux bour­geois impa­tients de brad­er leur peu de lib­erté con­tre un bout de con­fort matériel.

  9. herve dit :

    Mer­ci de cette dis­cus­sion, il est impor­tant d’échanger quels que soient nos opin­ions.

    Votre sys­tème, même s’il mar­chait, ce qui n’est pas le cas au stade des recherch­es actuelles, aus­si com­plexe qu’il soit a plusieurs incon­vénients réd­hibitoires:
    1 — Le citoyen sera devant une représen­ta­tion infor­ma­tique de la réal­ité et non une réal­ité tan­gi­ble et véri­fi­able. Ain­si quand l’ordinateur dira “l’urne est ouverte”, la seule chose que cela prou­vera c’est que cette phrase sera bien écrite sur l’écran. Rien ne sera véri­ta­ble­ment véri­fi­able par le citoyen comme dans un vote a bul­letin matéri­al­isé.
    2 — Le citoyen qui n’aura pas fait de très sérieuses études infor­ma­tiques et en cryp­togra­phie n’aura aucun moyen de com­pren­dre la sup­posée méth­ode de véri­fi­ca­tion.
    3 — Sachant que la plu­part des électeurs ont un lecteur PDF qui n’est pas à jour, une sim­ple pro­fes­sion de foi PDF piégée envoyée par mail aux électeurs per­me­t­tra d’introduire un pro­gramme indé­tectable qui pour­rait s’interposer entre l’application de vote (aus­si sécurisée que l’on peut rêver) et l’utilisateur. Rien dans l’interface ne per­me­t­tra de dis­tinguer de dif­férence et si le pro­gramme efface cor­recte­ment ses traces, aucune exper­tise ultérieure ne per­me­t­tra de détecter quoi que ce soit. Les antivirus sont totale­ment dému­nis con­tre ces pro­grammes à usage unique qui s’effacent et ne se répliquent pas et peu­vent donc mod­i­fi­er ou enreg­istr­er mas­sive­ment les votes sans avoir besoin de ris­quer à cacher des bul­letins dans ses chaus­settes.

    On pour­rait con­jec­tur­er longtemps sur des con­sid­éra­tions tech­niques mais de nom­breux infor­mati­ciens et sci­en­tifiques (comme par exem­ple rien que pour aujourd’hui la prési­dente du CREIS qui salue notre ini­tia­tive) ont con­clus qu’à l’heure actuelle il est impos­si­ble de faire un vote dématéri­al­isé qui soit à la fois anonyme et véri­fi­able.

    Autre remar­que, en vote papi­er vous n’avez pas à faire con­fi­ance à la secré­taire chargée de faire remon­ter les résul­tats de votre bureau de vote. Vous pou­vez, comme le font de nom­breux scru­ta­teurs, relever les résul­tats au dépouille­ment et les com­par­er aux résul­tats remon­tés sur le bilan défini­tif. La con­sol­i­da­tion des résul­tats est totale­ment trans­par­ente puisque ceux ci sont pub­liés bureau par bureau.

    Enfin, je vous rejoins sur les faib­less­es du vote par cor­re­spon­dance, mais il y a moyen d’être présent au dépouille­ment. Le vote par cor­re­spon­dance garan­tis tout de même beau­coup mieux les droits démoc­ra­tiques comme le mon­tre deux études dont je four­nis les liens http://www.ecolocitoyen.org/et-lecologie/ (dans les notes de bas de page).

  10. pelinquin dit :

    Oui on pour­rait dis­cuter de tous les détails tech­niques. Je reprocherais que la France n’ait pas financé un labo de recherche sur ce sujet. Ce n’est pas les “experts” de la CNIL qui vont faire avancer la chose !
    1/ Il n’y aurait pas de phrase dis­ant que ‘lurne est ouverte’, sim­ple­ment que toute ten­ta­tive de vote avant ou après l’intervalle déclaré aurait une réponse explicite…“trop tôt ou trop tard.…la syn­chro des temps n’est pas le plus dif­fi­cile
    2/ Chaque citoyen pour­rait véri­fi­er son vote en suiv­ant une procé­dure niveau 3eme et c’est vrai qu’il faudrait faire con­fi­ance à des chercheurs pour les détails,.…et on peut aus­si motiv­er ces derniers par un prix. Cha­cun pour­rait aus­si compter dans un tableur ou-bien à la main
    3/sur le read­er PDF, il existe des ver­sions OpenSource.…et les pro­fes­sions de foi sont dif­fus­able par Inter­net et /ou Cour­ri­er. Quand au virus qui voterait à votre place, c’est fort !…peu prob­a­ble, jamais impos­si­ble.

  11. Je suis 100% d’accord avec votre para­graphe intro­duc­tif, comme quoi l’on peut avancer ensem­ble sans être for­cé­ment d’accord (et ce n’est pas grave d’être en désac­cord, cela s’appelle la démoc­ra­tie).
    1) Mon exem­ple “l’urne est ouverte” était pour illus­tr­er que l’informatique n’est qu’une représen­ta­tion de la réal­ité et non la réal­ité. A la place de la réal­ité des bul­letins et de l’urne, nous n’avons plus que des représen­ta­tions, des images; images qui peu­vent par­faite­ment ne pas être le reflet de la réal­ité ni la volon­té des électeurs. De façon ana­logue les moyens de véri­fi­ca­tion sont des affichages sur écran aux­quels nous sommes con­traints de faire con­fi­ance sans pou­voir détecter si l’ordinateur affiche la réal­ité ou ce qui est néces­saire pour que l’on croie que c’est la réal­ité.
    2) Vous démon­trez que chaque citoyen pour ten­ter de véri­fi­er son vote doit faire con­fi­ance envers quelqu’un d’autre. Cela s’appelle du vote par procu­ra­tion et il n’y a aucun moyen de véri­fi­ca­tion autre que de croire une per­son­ne. Pour­tant un vote, cela ne doit pas être la con­fi­ance aveu­gle mais le con­trôle plu­ral­iste et mutuel. Y com­pris dans le vote par cor­re­spon­dance, il y a des moyens de véri­fi­ca­tion matériels util­is­able par toute per­son­ne motivée (il est vrai bien plus dif­fi­cile­ment qu’en vote à l’urne) alors qu’en vote élec­tron­ique ces moyens dis­parais­sent puisque la con­fi­ance est for­cée.
    3) La plu­part des gens ont des lecteurs PDF non libres et ne vont pas le chang­er pour le vote, ils seront donc prob­a­ble­ment infec­tés. La faille PDF n’est qu’un exem­ple par­mi des cen­taines qui seraient pos­si­bles d’exploiter. Peu prob­a­ble? c’est mal con­naître les moti­va­tions des tricheurs qui ont tou­jours existé (can­di­dats, mafias, états hos­tiles…). Et pas besoin d’être un as de l’informatique car pour une poignée de mil­liers d’euros vous pou­vez avoir les meilleurs ser­vices de hack­ers étrangers. Alors si la pos­si­bil­ité existe, elle sera exploitée et si la fraude est sub­tile, elle demeur­era indé­tectable.

  12. Fma dit :

    Mer­ci d’être vig­i­lant et d’alimenter le débat. Par con­tre, com­ment puis-je véri­fi­er que la péti­tion signée n’est pas truquée, que des per­son­nes ne la signe pas plusieurs fois? Je suis d’accord avec vos argu­ments qu’EELV qui refuse le vote élec­tron­ique pour les élec­tions offi­cielles, n’est pas cohérent en pro­posant un vote élec­tron­ique. Cepen­dant, vous non plus vous n’êtes pas cohérents en faisant sign­er une péti­tion élec­tron­ique pour refuser un vote élec­tron­ique… Pour avoir totale­ment con­fi­ance dans cette péti­tion, je devrais pou­voir être capa­ble de véri­fi­er toutes les sig­na­tures, les iden­tités des sig­nataires et avoir suff­isam­ment d’éléments pour pou­voir aller véri­fi­er qu’aucunes de ces sig­na­tures n’ont été faite par une autre per­son­ne. En changeant d’ordinateur, de compte mail et en m’assurant de récupér­er une iden­tité exis­tante, je pour­rais fauss­er la péti­tion.
    Donc oui vous avez rai­son, mais de la même façon que vous n’allez pas deman­der à cha­cun d’envoyer une péti­tion papi­er parce que cela prendrait trop de temps et deman­derait trop de tra­vail, vous pou­vez admet­tre qu’EELV puisse faire appel au vote élec­tron­ique.
    Ceci dit si la désig­na­tion se fait à quelques voix près, je serai le pre­mier à me pos­er des ques­tions. De ce point de vue, votre action est salu­taire.

  13. En pointant les faib­less­es d’une sim­ple péti­tion non anonyme (faib­less­es qui d’ailleurs sont les mêmes en péti­tion papi­er) vous pointez les graves faib­less­es d’un scrutin anonyme dématéri­al­isé qui est l’antichambre de l’élection prési­den­tielle.
    Je rel­a­tivis­erait les faib­less­es de cette péti­tion, même si vous n’avez pas moyen de véri­fi­er chaque sig­nataire, le récip­i­endaire de la péti­tion, pour­ra écrire à chaque sig­nataire pour voir si cette péti­tion ne serait pas bidon­née. Il serait en droit de dénon­cer cette péti­tion si elle s’avérait bidon­née.
    Enfin, une fraude PERTINENTE est invis­i­ble et tou­jours sur un résul­tat pas trop ser­ré. Donc s’inquiéter que si le résul­tat est ser­ré ne suf­fit pas.

  14. Mais quel bande de blaireaux…
    heberg­er ce site bidon pour votre cause bidon dont vous ne con­nais­sait pas les ressors tech­nologiques est une honte ecologique!!!
    Tant de CO2 gaspillé pour dire tant de merde!!
    je demande 1) la destruc­tion IMMEDIATE du site 2) des excus­es publiques pour avoir sali l’image d’EELV

    ON VA QUAND MEME PAS VOTER AVEC DES PIERRES ET DES BOUTS DE BOIS!!

    • Stéphane ERHARD dit :

      Démasquez-vous, mil­i­tants de l’ombre qui a réus­si à faire qu’une for­ma­tion qui se réclame du bien com­mun et affirme des principes éthiques fort, en arrive si soudaine­ment à pri­va­tis­er l’organisation des pre­mières pri­maires ouvertes en France (avec en fil­igrane un mes­sage clair aux français : nous l’avons fait, tout le monde peut le faire), à choisir le vote inter­net, cad un sys­tème basé non plus sur le con­trôle mais sur la con­fi­ance (quand tant de mil­i­tants sur le ter­rain se bat­tent encore con­tre les machines à vot­er et la gan­graine du vote élec­tron­ique dans la démoc­ra­tie sociale). Si frag­ile con­fi­ance, que le moin­dre soupçon peut anéan­tir à jamais. Et com­ment alors ne pas avoir de soupçons quand on exam­ine le choix de la société Extelia ?
      Face à cela vos argu­ments : la moder­nité (l’opacité est-elle un pro­grès ?), le bilan car­bone (vous vous déplacez pour faire vos cours­es et voudriez faire des économies sur les élec­tions ?) ; allez, allez… faites la dif­férence entre un citoyen respon­s­able et un par­ti­san aveu­gle.

  15. Lire le texte qui ren­voie à la note n°2 et la note en ques­tion est totale­ment mal­hon­nête : d’un côté on lit que le logi­ciel libre empêche toute fia­bil­ité, et dans le ren­voi on lit que Stall­man (par exem­ple) dit que “même le logi­ciel libre ne per­met pas suff­isa­ment de garanties”… bref, il y a là une mal­hon­nêteté intel­lectuelle ou une erreur grossière qui dis­crédite cette ini­tia­tive pour­tant intéres­sante par ailleurs.

    Ne prenons pas la ques­tion du vote élec­tron­ique comme des ama­teurs, ça fout tout le débat de fond par terre. Les impérat­ifs du XXIè siè­cle et de la démoc­ra­tie méri­tent bien mieux que cela.

    • Stéphane ERHARD dit :

      Comme des ama­teurs ?!? Si je com­prends bien votre com­men­taire, il exis­terait des solu­tions (en open-source) qui per­me­t­traient à l’électeur de garder un con­trôle sur les opéra­tions de scrutin, le dépouille­ment et le décompte, et que ce n’est donc pas cet argu­ment qui pour­rait dis­créditer le recours au vote inter­net. Je vous objecte que : 1. si la théorie per­met d’esquisser une solu­tion sinon idéale du moins accept­able au prix de quelques petits com­pro­mis, la réal­ité mon­tre que le point faible est tou­jours dans la mise en oeu­vre, à preuve les choix opérés pour cette pre­mière pri­maire ouverte en France, qui n’offrent pré­cisé­ment non seule­ment aucun con­trôle mais encore aucun moyen de recours 2. le vote élec­tron­ique est un sys­tème basé non plus sur le con­trôle mais sur la con­fi­ance, et même, si en théorie un con­trôle reste pos­si­ble, le fait que la théorie soit incom­préhen­si­ble à la qua­si-total­ité des électeurs pla­cent ceux-ci dans une sit­u­a­tion de croy­ance. Or con­fi­ance et croy­ance sont bien trop frag­iles pour que l’on joue avec, le moin­dre soupçon cause des dégâts irré­para­bles. Comme dis­ait Rivarol : “Dans les Républiques, le peu­ple donne sa faveur, jamais sa con­fi­ance”.

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